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postheadericon MARAIS Marin (1656-1728)

Partition de musique classique - Marais - La gamme et autres morceaux de simphonie pour le violon, la viole et le clavecin (ad libitum) - Violon ClavecinMARAIS Marin (1656-1728)

Marin Marais fut baptisé à Saint-Médard, le jour même de sa naissance, le 31 mai 1656.

Il fut enfant de chœur à la maîtrise de Saint-Germain l’Auxerrois (1667), et il y rencontra Michel-Richard Delalande, également enfant de chœur. Il quitte la maîtrise en 1672 et travaille la viole auprès de Monsieur de Sainte-Colombe. A l’âge de 19 ans, il entre dans l’orchestre de l’Opéra de Paris. Il obtint le brevet de « joueur de viole de la Chambre du Roy » en 1679.

Le 20 août 1686, il achève l’impression de son Premier livre de viole, dédié à Jean-Baptiste Lully : la dédicace indique qu’il fut son élève.

A l’occasion du service d’action de grâces dans l’église des Pères de l’Oratoire de la rue Saint-Honoré, il compose deux motets : C’est « Monsieur Marais, ordinaire de la chambre du Roy, qui a conduit cette action avec tout le succès imaginable. Il y avait deux cents cinquante musiciens ou joueurs d’instruments » (04.1701). Vers 1704, il devient « batteur de mesure » (chef d’orchestre) à l’Opéra, en remplacement de Campra.

Le 14 novembre 1709, il joue à Versailles pour l’Electeur de Bavière. Le marquis de Sourches rapporte : « Le soir, on lui fit entendre Marais, ce célèbre joueur de viole, et il y prit un plaisir extrême ; car, comme il en jouait fort bien lui-même, il connut mieux qu’un autre toute la science et la délicatesse du jeu de Marais, ce qui lui donna envie de l’entendre encore après le souper ».

Titon du Tillet : « Marais trois ou quatre ans avant sa mort s’était retiré dans une maison, rue de l’Oursine, faubourg Saint-Marceau, où il cultivait les plantes et les fleurs de son jardin. Il louait cependant une salle rue du battoir, quartier Saint-André des Arcs, où il donnait deux ou trois fois la semaine des leçons aux personnes qui voulaient se perfectionner dans la viole. »

Marin Marais meurt à Paris le 15 août 1728.

- Pièces à une et à deux violes. Paris, 1686. (Réf. 5829)
  Basses continues des pièces à une et à deux violes. Paris, 1689.

Le premier livre offre surtout des danses et quelques préludes, fantaisies, rondeaux, un tombeau, une paysanne, toutes formes ordinaires de la suite française. Il présente pour débuter, une série importante de pièces en ré mineur, qui ne constituent pas une suite, mais un ensemble d’où l’on peut extraire une ou plusieurs suites différentes.

Partition de musique classique - Marais - Pièces à une et deux violes Livre I - Viole

Extrait du "Tombeau de Mr Meliton"

Préface de Philippe Lescat : biographie de Marin Marais. Préface de Jean Saint-Arroman : l’évolution de Marin Marais à travers l’œuvre pour viole.

- Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole. Paris, 1692. (Réf. 5638)

Préface de Jean Saint-Arroman : l’agrémentation des Pièces en trio. Mis à part le « port de voix et pincé », cette agrémentation est assez complète. Elle est très représentative de l’agrémentation classique française.

Préface de Philippe Lescat : catalogue de l’œuvre de Marin Marais.

Partition de musique classique - Marais - Pièces en trio pour les flûtes, violon et dessus de viole - Flûte traversière Flûte à bec Violon Hautbois Viole
Extrait de « La Désolée »

 

- Pièces de viole (deuxième livre). Paris, 1701. (Réf. 2077)

Le second livre commence par une série importante de pièces en ré mineur, et comprenant, entre autres danses, six menuets et quatre gigues. Les quatre dernières tonalités présentent des suites normales.

Partition de musique classique - Marais - Pièces de viole, deuxième livre - Basse continue du deuxième livre - Viole de gambe
Extrait du « Prélude »

 

Préface de Jean Saint-Arroman et Philippe Lescat : les titres.

- Pièces de viole (troisième livre). Paris, 1711. (Réf. 5372)

On notera quelques titres.
Charivari : Bruit confus que font les gens du peuple avec des poëles, des bassins & des chaudrons, pour faire injure à quelqu’un.
Moulinet : Se dit d’un certain jeu d’escrime. Les Dames appellent aussi Moulinet un petit ornement de soie ou de ruban.
Saillie du Café : Introduit en France vers 1643, son usage se répandit à Paris à partir de 1669.

Partition de musique classique - Marais - Pièces de viole et basse continue du troisième livre - Viole
Extrait de « Charivary »

 

 Préface de Jean Saint-Arroman et Philippe Lescat : les titres.

- Pièces à une et à trois violes (quatrième livre). Paris, 1717. (Réf. 5637)

L’agréable - L’Amériquaine - L’arabesque - L’asmatique - Le badinage - Le basque - Le bijou - La biscayenne - La bizare - Boutade - Le bout’entrain - La petite brillante - Caprice - Enfantine - L’espagnol – La familière - La favorite - Feste champêtre - La Fleselle - La Fougade - Le gracieux - La gracieuse - La Guinebault - Le labyrinthe - La matelotte - La mignonne - La minaudière - Paÿsan - Petite paÿsanne - La piquane - La provençale - La rêveuse - La sauterelle - La sautillante - La singulière - La superbe - Tartare - La Tartarine - Le tourbillon - La tourneuse - L’uniforme.

Partition de musique classique - Marais - Pièces à une et à trois violes Quatrième livre - Viole
Extrait de « La Rêveuse »

 

Préface de Jean Saint-Arroman et Philippe Lescat : les titres.

- La gamme et autres morceaux de simphonie. Paris, 1723. (Réf. 5875)

La gamme
Cette pièce est divisée en plusieurs parties, chacune d’elles débutant par un degré de la gamme d’Ut, d’abord en montant, puis en descendant.

Sonate, à la Marésienne
Sous cette formulation culinaire, Marin Marais présente une sonate assez longue par rapport à celles de ses contemporains français. L’instrumentation est signalée dans l’Avertissement : Flûte et basse continue – violon et basse continue.

Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris
C’est un « carillon », comme on en écrivit beaucoup l’époque. Il se signale par sa longueur et la brièveté de cette sonnerie (trois notes). L’unité tonale n’est variée que par deux courtes parties en la mineur et Fa Majeur. Tout ceci confère à l’œuvre un caractère obsessionnel.

Partition de musique classique - Marais - La gamme et autres morceaux de simphonie - Viole Violon
Extrait de « Sonnerie »

 

Préface de Jean Saint-Arroman : Notation - Tempi et mesures - Agrémentation – La gamme - Sonate à la Marésienne - Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont.

- Pièces de viole (cinquième livre). Paris, 1725. (Réf. 2055)

L’édition conservée à la Bibliothèque Ingimbertine de Carpentras, certainement un premier tirage, présente « La Tableau de l’Opération de la Taille » (pages 101-102), sans le texte descriptif ajouté aux tirages ultérieurs. On pouvait fort bien regraver ou corriger quelques passages sur les planches d’étain. Ceci explique le texte ajouté sur la musique (à la fin de la préface), sans que celle-ci subisse la moindre modification.

Partition de musique classique - Marais - Pièces de viole et Basse continue du cinquième livre - Viole

 

Préface de Jean Saint-Arroman et Philippe Lescat : les titres.

postheadericon BRANCHE Charles-Antoine (1722-ca 1779)

Partition de musique classique - Branche - Premier livre de sonates à violon seul et basse - violon - basseBRANCHE Charles-Antoine (1722-ca 1779)

Charles-Antoine Branche est né en 1722 à Vernon.

En 1748, il est premier violon de la Comédie-Française, où il recrute et dirige les musiciens, compose la musique nécessaire aux représentations.

En 1748, il publie son premier livre de sonates.

Il démissionne en 1765 et engage un procès contre la Comédie Française.

Sa date exacte de mort est inconnue.

- Premier livre de sonates à violon seul et basse. Paris, 1748. (Réf. 2664)

Ces douze sonates pour violon et basse continue, souvent d’une rare difficulté, sont une des pièces maîtresses du violon français.

Partition de musique classique - Branche Charles-Antoine : Premier livre de sonates à violon seul et basse

Préface de Jean Saint-Arroman : Notation générale – phrasés – agrémentation -tempi.

postheadericon JACQUET DE LA GUERRE Elisabeth (1665-1729)

Partition de musique classique - Jacquet de la Guerre - Quatre sonates en trio - Violon - Basse continueJACQUET DE LA GUERRE Elisabeth (1665-1729)

1665 : Baptême d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

En 1670, elle joue devant Louis XIV qui l’encourage à cultiver le merveilleux talent que lui avait donné la nature.

23 septembre 1687 : Mariage avec l’organiste de Saint-Séverin, Marin de La Guerre.

1694 : Représentation de « Céphale et Procris » à l’Opéra.

Elle s’installe dans l’île Saint-Louis en 1704.

Décède à Paris en 1729. Elle possédait trois clavecins.

- Sonates pour violon et basse continue. Paris, 1707. (Réf. 5633)

« Les Connoisseurs y trouvent de la tendresse, beaucoup de feu, une belle harmonie, un très-heureux naturel » (Journal des savants).

Présentation par Catherine Cessac, spécialiste d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

Partition de musique classique - Jacquet de la Guerre Elisabeth - Sonates pour violon et basse continue - Violon basse continue

- Les pièces de clavecin. Paris, 1687. (Réf. 5396)

La préface de Jean Saint-Arroman analyse l’ornementation dans l’œuvre d’Elisabeth Jacquet de la Guerre : tremblement, pincé, doublé, coulés et ports-de-voix, ports-de-voix et coulés doubles, tierce coulée, coulé par intervalle, chute, accents.

Partition de musique classique - Jacquet de la Guerre Elisabeth - Les pièces de clavecin - Clavecin

- Pièces de clavecin qui peuvent se jouer sur le violon. Paris, 1707. (Réf. 5769)

Ces pièces constitueraient le premier exemple connu de musique de clavecin accompagnée, genre promis à un brillant avenir pendant tout le XVIIIe siècle.

Présentation par Catherine Cessac, spécialiste d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

- Quatre sonates en trio. Paris, ca 1695. (Réf. 5915)

Sébastien de Brossard : « Partitions de quatre sonates manuscriptes a 2 violons, une basse de violle, ou de violon ou un basson quelques fois necessaires et une basse continüe de la composition de la celebre Mlle Jacquet et depuis son mariage avec un des plus fameux organistes de Paris, nommée Mlle de Laguerre. Elle me fit la grace de m’en prester les originaux l’an 1695 pour les faire copier. Elles sont delicieuses (…) ».

Présentation par Catherine Cessac, spécialiste d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

- Cantates françaises sur des sujets tirés de l’écriture. Livre I. Paris, 1708. (Réf. 5391)

Esther - Le passage de la mer rouge - Jacob et Rachel - Jonas - Suzanne et les vieillards - Judith.

- Cantates françaises sur des sujets tirés de l’écriture. Livre II. Paris, 1711. (Réf. 5392)

Adam - Le temple rebasti - Le déluge - Joseph - Jephté - Samson.

- Cantates françaises. Livre III. Paris, ca 1715. (Réf. 5632)

Semelé - L’Ile de Delos - Le sommeil d’Ulisse - La raccommodement comique.

Préface de Philippe Lescat : catalogue de l’œuvre d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

Préface de Jean Saint-Arroman : l’interprétation du récitatif.

Partition de musique classique - Jacquet de la Guerre Elisabeth - Cantates françaises - Livre III - Voix violon flûte traversière hautbois