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postheadericon CLERAMBAULT Nicolas (1676-1749)

Partitions de musique classique - Clérambault - Premier livre d'orgue - OrgueCLERAMBAULT Nicolas (1676-1749)

Clérambault naquit à Paris en 1676.

Il fit ses études avec André Raison et Jean-Baptiste Moreau.

Agé de treize ans, il composa un motet à grand chœur.

En 1715, il fut nommé organiste de Saint-Sulpice et de Saint-Cyr.

Il mourut en 1749 et fut enterré à Saint-Sulpice.

- Ier livre de pieces de clavecin. Paris, 1704. (Réf. 3287)

Ut Majeur : Prélude - Allemande et double - Courante - Première Sarabande - Seconde sarabande - Gavotte et double - Gigue - Premier Menuet - Second menuet.

Ut mineur : Allemande - Gigue - Prélude - Courante - Sarabande.

Les préludes sont non mesurés. Les courantes sont « à la française ». Les sarabandes sont lentes.

Partition de musique classique - Clérambault - Ier livre de clavecin - Clavecin

 Préface – P. Lescat : chronologie du prélude non mesuré. J. Saint-Arroman : l’agrémentation de Clérambault.

- Cantates françoises à I. et II. voix avec simphonie et sans simphonie. Livre Premier. Paris, 1710. (Réf. 2083)

L’amour piqué par une abeille : une abeille blesse Amour et Vénus le guérit.

Le jaloux : l’amant d’Iris supplie le Printemps d’éloigner son rival en l’envoyant à la guerre.

Orphée : il descend aux enfers pour reprendre Eurydice.

Polyphème : Polyphème est amoureux de Galatée. Celle-ci n’aime que le berger Acis.

Medée : les airs de cette cantate expriment les réactions de jalousie de Médée.

L’amour et Bacchus : cette cantate souhaite la réunion de l’Amour et de Bacchus.

Partition de musique classique - Clérambault - Cantates françaises à I et II voix Livre premier - Voix Violon Flûte traversière
Extrait de « Orphée »

Préface - P. Lescat : catalogue des œuvres de Clérambault.  J. Saint-Arroman : indications concernant la mythologie.

 - Cantates françoises mellées de simphonies. Livre IIème. Paris, 1713.

Alphée et Aréthuse : le chasseur Alphée poursuivit Aréthuse jusqu’en Sicile. Diane changea Aréthuse en fontaine et Alphée se changea lui-même en fleuve.

Léandre et Héro : toutes les nuits, Léandre allait rejoindre Héro à la nage. Léandre se noya et Héro se précipita dans les flots.

La musette : bergerie dans le style des romans précieux.

Pyrame et Thisbé : Pyrame crut à la mort de Thisbé et se transperça de son épée. Thisbé se tua pour l’accompagner dans la mort.

Pygmalion : Pygmalion fit une si belle statue de Galatée qu’il tomba amoureux de son œuvre.

Le triomphe de la paix : cette cantate reflète les soucis des français en 1713, voir la conclusion de la paix.

Préface - P. Lescat : biographie de Clérambault. J. Saint-Arroman : indications concernant la mythologie.

- Premier livre d’orgue contenant deux suites du Ier et du IIe ton. Paris, c.1714. (Réf. 2662)

Suite du premier ton : grand plein jeu - fugue - duo - trio - basse et dessus de trompette - récits de cromorne et de cornet - dialogue sur les grands jeux.

Suite du deuxième ton : plein jeu - duo - trio - basse de cromorne - flûtes - récit de nazard - caprices sur les grands jeux.

Les deux suites de Clérambault comportent sept pièces chacune, c’est-à-dire exactement le nombre de versets joués à l’orgue pour le Magnificat.

Partition de musique classique - Clérambault - Premier livre d'orgue - Orgue

Préface - P. Lescat : les orgues de Clérambault. J. Saint-Arroman : emploi, notation, terminologie, agrémentation.

- Cantates françoises mêlées de symphonies. Livre IIIème. Paris, 1716. (Réf. 2768)

Apollon : c’est un hymne à la paix, tant attendue à la fin du règne de Louis XIV. Il avait souvent été représenté en Apollon.

Zephire et Flore : Flore pleure l’infidélité de Zéphire. Zéphire, qui l’écoutait, caché derrière une haie, tombe au pied de Flore.

L’isle de Délos : c’est une louange de l’île de Délos, où tout est merveilleux.

La mort d’Hercule : Nessus, en mourant prit sa tunique ensanglantée et la donna à Déjanire. Elle donna à Hercule cette fatale tunique. Il ne l’eut pas plutôt mise, que le venin dont elle était abreuvée, le fit entrer en fureur. Il se dressa un bûcher, s’étendit dessus, et y fit mettre le feu.

Partition de musique classique - Clérambault - Cantates françaises mêlées de symphonies Livre III - Flûte traversière Viole Violon Voix
Extrait de « Apollon »

Préface - J. Saint-Arroman et P. Lescat : indications concernant la mythologie.

- Motets à une et deux voix. Paris, 1733. (Réf. 5620)

Hodie - Domine ante te - Ecce Deus - Domine refugium - Ante thronum - Domine salvum.

Ces très beaux motets sont une des meilleures œuvres de la musique française du XVIIIième siècle.

Partition de musique classique - Clérambault - Motets à une et deux voix - Voix Choeur

Préface - P. Lescat : les fonctions de Clérambault à Saint-Cyr. J. Saint-Arroman : notation, terminologie, agrémentation.

postheadericon NIVERS Guillaume-Gabriel (c.1632-1714)

Partition de musique classique - Nivers - Livre d'orgue des 8 tons de l'église - OrgueNIVERS Guillaume-Gabriel (c.1632-1714)

Nivers est né à Paris. Il fut nommé organiste à l’orgue de Saint-Sulpice vers 1651 et reçu maître ès arts à l’université de Paris en 1661 (Etudes de philosophie, rhétorique, poésie, grammaires grecque et latine).

Organiste du Roi en 1678. Maître de musique de la Reine en 1681.

Il est nommé premier organiste et maître de chant de la Maison Royale Saint-Louis de Saint-Cyr (1686).

Il meurt le 13 novembre 1714 à Paris.

Nivers laisse une fortune importante (200 000 livres et des terres), preuve de sa réussite.

- Livre d’orgue [1er] contenant cent pièces de tous les tons de l’église. Paris (1665).

Extrait de la très importante préface de Nivers :

Partitions de musique classique - Nivers Guillaume-Gabriel : Livre d'orgue contenant 100 pièces - Livre 1Partition de musique classique - Nivers Guillaume-Gabriel : Livre d'orgue contenant 100 pièces - Livre 1

 Préface de Jean-Saint-Arroman : l’utilisation du 1. Livre de nivers pour le Magnificat.

Préface de Philippe Lescat : biographie de Nivers

- 2. Livre d’orgue contenant la messe et les hymnes de l’église. Paris (1667).

Ce livre d’orgue est unique dans la littérature française : c’est à la fois un ouvrage de style pré-classique, donc relativement rare dans le répertoire de cet instrument, une œuvre de grande qualité d’écriture et d’inspiration, un ouvrage pédagogique de première importance. Les pièces d’orgue sont toutes destinées à être alternées à l’intérieur d’un office, avec des œuvres de plain-chant précises. Les pièces sont courtes et permettent donc à l’élève de concentrer ses efforts sur le moindre détail.

Préface de Jean-Saint-Arroman : l’utilisation du plain-chant.

Préface de Philippe Lescat : catalogue de l’œuvre de Nivers.

- 3. Livre d’orgue des huit tons de l’église. Paris (1675). (Réf. 2885)

Préface de Jean Saint-Arroman : Les registrations de Nivers.

Préface de Philippe Lescat : Les orgues jouées par Nivers.

- Motets à voix seule accompagnée de la basse continue. Paris (1683). (Réf. 3289)

Si ces motets sont essentiels pour la compréhension de l’agrémentation de Nivers, ce n’est certes pas à cause de la préface, mais parce qu’une grande partie de l’agrémentation étant écrite en notes réelles, nous pouvons comprendre la manière d’exécuter ces agréments.

Préface de Jean Saint-Arroman : l’agrémentation de Nivers. Motets de Nivers transcrits par Clérambault.

Préface de Philippe Lescat : les motets dans offices à Saint-Cyr.

postheadericon BALBASTRE Claude (1727-1799)

Partition de musique classique - Balbastre - Recueil de Noël formant quatre suites avec des variations pour le clavecin et le forte piano - Clavecin Piano OrgueBALBASTRE Claude (1727-1799)

Né à Dijon, Claude Balbastre se perfectionna à Paris auprès de Jean-Philippe Rameau et Pierre Février.

Il fut organiste du Concert Spirituel (1755), de Saint-Roch (1756) et de Notre-Dame-de-Paris (1760). Ses improvisations le rendirent célèbre.

Durant la Révolution, il fut chargé de la préservation des orgues de Paris (1795).

- Recueil de Noëls formant quatre suites avec des variations pour le clavecin et le forte piano. Paris, (s.d. = 1770). (Réf. 1274)

En France, les noëls pour instruments sont joués pendant le temps de l’Avant et, bien sûr, à Noël, à la messe de minuit et aux messes du jour. Ces noëls pouvaient être également joués au Concert Spirituel la veille et le jour de Noël. A la fin du XVIIIe siècle, les organistes délaissent les thèmes les plus populaires, pour rechercher des noëls étrangers moins connus.

Les organistes seront bien inspirés de faire chanter quelques couplets d’un Noël, avant d’en exécuter les variations. Ceci leur donne un tout autre sens. Voyez :

- Chants de Noëls anciens et nouveaux de la grande bible. Notez avec des basses. Paris, 1703. (Réf. 5425)

« A la venue de Noël » :

Partition de musique classique - Ballard - Chants des noëls anciens et modernes - Voix

   

 

Partition de musique classique - Ballard - Chants des noëls anciens et modernes - Voix

 

- Pièces de clavecin – Premier livre. Paris, 1759. (Réf. 50149)

Collection “Facsimusic”.

Dédicace  « A Madame de Caze, trésorière générale des Postes, et relais de France et fermière générale ». « Chez l’Auteur, Place Vendome chez M de Caze Fermier général ».

Suzanne Félix Lescarmotier épousa en 1747 Anne Robert de Caze ; ce dernier se signala par de folles dépenses en vue d’enrichir ses collections de manuscrits, de livres rares et de tulipes. Son portrait figure aussi dans le second livre de clavecin de Duphly (1748).

Partition de musique classique - Balbastre - Pièces de clavecin - Premier livre - 1759 - Clavecin