postheadericon REBEL Jean-Féry : Les caractères de la Danse – La Terpsichore

Les caractères de la danse - La terpsichoreLES CARACTERES DE LA DANSE, fantaisie.

Paris, l’auteur, Le Clerc, 1715. Edition en partition. (Réf. 50526).

La préface de Dona Borel rend compte des coups d’archet habituels à ces danses, d’après les ouvrages théoriques français du XVIIIe siècle, qui traitent ce sujet. C’est un complément très utile à notre publication.

Les Caractères de la Danse

Les Caractères de la Danse, fantaisie publiée en 1715, connurent un succès immédiat. La composition en est très originale, et unique : dix danses françaises qui s’enchaînent et sont donc jouées sans interruption ; deux brefs mouvements de sonate italienne s’intercalent à la fin de l’œuvre. Cette œuvre était à l’origine destinée à être dansée, et les meilleures danseuses françaises de l’époque l’ont interprétée : par exemple, Mademoiselle Sallé ou la Camargo. A Paris, elle fut dansée à l’Académie Royale de Musique (Opéra), au Théâtre-Italien ou à la Comédie Française, mais elle fut aussi donnée à l’étranger.

Quels effectifs peut-on utiliser ?

Bien que notée en effectif réduit, la partition éditée est visiblement conçue pour un orchestre : flûte soliste et basse jouée par les violons pour la sarabande – gigue et gavotte jouées par les violons – deux parties de hautbois soutenues par les bassons pour le passepied – et particulièrement la première partie dessus de la musette jouée par les hautbois et la seconde par les violons. On voit donc qu’il y avait plusieurs violons, plusieurs hautbois et plusieurs bassons pour jouer chacune de ces parties. On pourra compléter la partition éditée par l’ajout de parties intermédiaires. Les parties séparées conservées à Agen et qui proviendraient de Dresde, confirment une orchestration, sans qu’il soit certain que ces documents soient des copies du matériel établi par le compositeur, et que nous ne possédons pas. On pourra compléter la partition gravée par l’ajout de parties intermédiaires.
Mais, telle qu’elle est publiée, on peut aussi jouer cette partition en musique de chambre, avec un petit effectif : 2 violons, une flûte, 2 hautbois, et une basse continue comprenant un violoncelle ou une viole, et un basson. La réalisation se fera au clavecin.

Aspect pédagogique de l’œuvre.

Pour les musiciens d’aujourd’hui, Les caractères de la danse offrent un indubitable aspect pédagogique : chaque danse présente un thème très caractérisé et les tempi sont habituels. Le fait qu’il faille enchaîner toutes les danses suppose que les interprètes aient acquis une maîtrise absolue de chaque tempo et de chaque caractère. Un effectif de musique de chambre permet cette utilisation de l’œuvre comme matériel pédagogique de premier plan.

Exemple d’enchaînement :

Exemple d'enchaînement

Tempi.

On notera les tempi qui caractérisent chaque danse, à l’époque de la composition de cette partition, compte tenu également des signes de mesure :

Prélude, à trois temps un peu lents (les croches inégales donneront plus de vie)
Bourrée, à deux temps rapides
Chaconne, à trois temps modérés
Sarabande, à deux temps lents
Gigue, à deux temps vifs sans excès
Rigaudon, à deux temps rapides
Passepied, à 3 temps rapides (jouer à un temps)
Gavotte, à deux temps modérés
Loure, à deux temps pesants
Musette, à deux temps modérés et gracieux

Les deux intrusions de sonate sont « fort et viste » (indication du compositeur).
Cette œuvre se contente de tonalités voisines, sans surprise. Ce n’est pas là que réside son intérêt.

Les éditions.

On possède deux tirages de l’édition originale : l’un de 1715, l’autre, que nous reproduisons, un peu plus tardif (après 1728), même s’il reprend la date de 1715.
Lors du premier tirage, Jean-Féry Rebel habitait dans notre actuelle rue des Petits-Champs, au coin de la rue Sainte-Anne. Le second tirage le localise rue Saint-Vincent, c’est la partie de l’actuelle rue Saint-Roch, comprise entre la rue de Rivoli et la rue Saint-Honoré.

LA TERPSICHORE, sonate.

Paris, veuve Foucault, 1720. Edition en partition. (Réf. 50526)

La Terpsichore

Nous avons jumelé les publications des Caractères de la Danse et de La Terpsichore, car cette dernière était la déesse antique de la danse. De plus, La Terpsichore, qui enchaîne également différents mouvements, comporte deux siciliennes, forme qui ne figure pas dans Les Caractères de la Danse. Mais aussi parce que La Terpsichore offre une gigue intitulée L’angloise, mais qui est une gigue typiquement italienne, alors que celle des Caractères de la danse est une gigue typiquement française. On a donc ainsi deux partitions complémentaires.

Gigue française des Caractères de la Danse :

Gigue française-Caractères de la Danse-Jean-Féry Rebel

Gigue à l’italienne de La Terpsichore :

Gigue italienne de La Terpsichore

Ceux qui s’intéressent à ce compositeur pourront lire l’excellent livre de Catherine Cessac : Jean-Féry Rebel, Paris, CNRS éditions, 2007.

Autres œuvres de Jean-Féry Rebel édités par Anne Fuzeau Productions :

Caprice (1711), Boutade (1712) - Présentation par Catherine Cessac. (Réf. 6190).

Recueil de douze sonates à II et III parties avec la basse chiffrée (1712). Intégralité des sources – Présentation par Catherine Cessac. (Réf. 6191).

Sonates à violon seul mellées de plusieurs récits pour la viole. Livre IIe (1713) – Présentation par Catherine Cessac. (Réf. 6159).

Fantaisie (1729), Les plaisirs champêtres (1734) – Présentation par Catherine Cessac. (Réf. 6158).

postheadericon CLERAMBAULT Nicolas (1676-1749)

Partitions de musique classique - Clérambault - Premier livre d'orgue - OrgueCLERAMBAULT Nicolas (1676-1749)

Clérambault naquit à Paris en 1676.

Il fit ses études avec André Raison et Jean-Baptiste Moreau.

Agé de treize ans, il composa un motet à grand chœur.

En 1715, il fut nommé organiste de Saint-Sulpice et de Saint-Cyr.

Il mourut en 1749 et fut enterré à Saint-Sulpice.

- Ier livre de pieces de clavecin. Paris, 1704. (Réf. 3287)

Ut Majeur : Prélude - Allemande et double - Courante - Première Sarabande - Seconde sarabande - Gavotte et double - Gigue - Premier Menuet - Second menuet.

Ut mineur : Allemande - Gigue - Prélude - Courante - Sarabande.

Les préludes sont non mesurés. Les courantes sont « à la française ». Les sarabandes sont lentes.

Partition de musique classique - Clérambault - Ier livre de clavecin - Clavecin

 Préface – P. Lescat : chronologie du prélude non mesuré. J. Saint-Arroman : l’agrémentation de Clérambault.

- Cantates françoises à I. et II. voix avec simphonie et sans simphonie. Livre Premier. Paris, 1710. (Réf. 2083)

L’amour piqué par une abeille : une abeille blesse Amour et Vénus le guérit.

Le jaloux : l’amant d’Iris supplie le Printemps d’éloigner son rival en l’envoyant à la guerre.

Orphée : il descend aux enfers pour reprendre Eurydice.

Polyphème : Polyphème est amoureux de Galatée. Celle-ci n’aime que le berger Acis.

Medée : les airs de cette cantate expriment les réactions de jalousie de Médée.

L’amour et Bacchus : cette cantate souhaite la réunion de l’Amour et de Bacchus.

Partition de musique classique - Clérambault - Cantates françaises à I et II voix Livre premier - Voix Violon Flûte traversière
Extrait de « Orphée »

Préface - P. Lescat : catalogue des œuvres de Clérambault.  J. Saint-Arroman : indications concernant la mythologie.

 - Cantates françoises mellées de simphonies. Livre IIème. Paris, 1713.

Alphée et Aréthuse : le chasseur Alphée poursuivit Aréthuse jusqu’en Sicile. Diane changea Aréthuse en fontaine et Alphée se changea lui-même en fleuve.

Léandre et Héro : toutes les nuits, Léandre allait rejoindre Héro à la nage. Léandre se noya et Héro se précipita dans les flots.

La musette : bergerie dans le style des romans précieux.

Pyrame et Thisbé : Pyrame crut à la mort de Thisbé et se transperça de son épée. Thisbé se tua pour l’accompagner dans la mort.

Pygmalion : Pygmalion fit une si belle statue de Galatée qu’il tomba amoureux de son œuvre.

Le triomphe de la paix : cette cantate reflète les soucis des français en 1713, voir la conclusion de la paix.

Préface - P. Lescat : biographie de Clérambault. J. Saint-Arroman : indications concernant la mythologie.

- Premier livre d’orgue contenant deux suites du Ier et du IIe ton. Paris, c.1714. (Réf. 2662)

Suite du premier ton : grand plein jeu - fugue - duo - trio - basse et dessus de trompette - récits de cromorne et de cornet - dialogue sur les grands jeux.

Suite du deuxième ton : plein jeu - duo - trio - basse de cromorne - flûtes - récit de nazard - caprices sur les grands jeux.

Les deux suites de Clérambault comportent sept pièces chacune, c’est-à-dire exactement le nombre de versets joués à l’orgue pour le Magnificat.

Partition de musique classique - Clérambault - Premier livre d'orgue - Orgue

Préface - P. Lescat : les orgues de Clérambault. J. Saint-Arroman : emploi, notation, terminologie, agrémentation.

- Cantates françoises mêlées de symphonies. Livre IIIème. Paris, 1716. (Réf. 2768)

Apollon : c’est un hymne à la paix, tant attendue à la fin du règne de Louis XIV. Il avait souvent été représenté en Apollon.

Zephire et Flore : Flore pleure l’infidélité de Zéphire. Zéphire, qui l’écoutait, caché derrière une haie, tombe au pied de Flore.

L’isle de Délos : c’est une louange de l’île de Délos, où tout est merveilleux.

La mort d’Hercule : Nessus, en mourant prit sa tunique ensanglantée et la donna à Déjanire. Elle donna à Hercule cette fatale tunique. Il ne l’eut pas plutôt mise, que le venin dont elle était abreuvée, le fit entrer en fureur. Il se dressa un bûcher, s’étendit dessus, et y fit mettre le feu.

Partition de musique classique - Clérambault - Cantates françaises mêlées de symphonies Livre III - Flûte traversière Viole Violon Voix
Extrait de « Apollon »

Préface - J. Saint-Arroman et P. Lescat : indications concernant la mythologie.

- Motets à une et deux voix. Paris, 1733. (Réf. 5620)

Hodie - Domine ante te - Ecce Deus - Domine refugium - Ante thronum - Domine salvum.

Ces très beaux motets sont une des meilleures œuvres de la musique française du XVIIIième siècle.

Partition de musique classique - Clérambault - Motets à une et deux voix - Voix Choeur

Préface - P. Lescat : les fonctions de Clérambault à Saint-Cyr. J. Saint-Arroman : notation, terminologie, agrémentation.

postheadericon BLAVET Michel (1700-1768)

Partition de musique classique - Blavet - Six sonates à deux flûtes traversières sans basse - 1ère oeuvre - Flûte traversière

BLAVET Michel (1700-1768)

Blavet naquit à Besançon le 13 mars 1726.

Il travailla à Paris dans la musique du Comte de Carignan (1726) - comme surintendant de celle du comte de Clermont (1732) - en tant qu’ordinaire de la musique du Roi (1736).

A partir de 1740 il fut premier flûtiste de l’orchestre de l’opéra de Paris.

Blavet mourut à Paris le 28 octobre 1768.

La perfection de sa technique et la beauté de sa sonorité lui valurent une grande réputation dans l’Europe entière.

- 1ère œuvre contenant six sonates à deux flûtes traversières sans basse (seconde édition, Paris, 1741). (Réf. 4337)

Deux éditions furent éditées durant la vie de Blavet : 1728 et 1741.
Préface de P. Lescat : comparaison entre les deux éditions.
Préface de J. Saint-Arroman : l’agrémentation de Blavet.

Partition de musique classique - Blavet - Six sonates à deux flûtes traversières sans basse - 1ère oeuvre - Flûte traversière

- Sonates mêlées de pièces pour la flûte traversière avec la basse. Paris, 1732 (œuvre II). (Réf. 4338)

Deux éditions furent éditées durant la vie de Blavet : 1732 et c.1741.
Préface de P. Lescat : comparaison des deux éditions contemporaines du compositeur.
Préface de J. Saint-Arroman : les chiffrages de la basse continue.

L’Henriette - La Vibray - Les Caquets - La d’Hérouville - L’Insinuante - La Mondorge - La Lumagne - Le Lutin - La Chauvet - La Marc-Antoine - Les Regrets - La Dédale - La Boucot - Les Tendres Badinages - L’Invincible.

Partition de musique classique - Blavet - Sonates mêlées de pièces pour la flûte traversière Oeuvre II - Flûte traversière
Extrait de « La Vibray »

-  Troisième livre de sonates pour la flûte traversière avec la basse. Paris (1740). (Réf. 4339)

Préface de P. Lescat : catalogue de l’œuvre de Michel Blavet.
Préface de J. Saint-Arroman : la terminologie de Michel Blavet.

Partition de musique classique - Blavet - Troisième livre de sonates pour la flûte traversière avec la basse - Flûte traversière

- 1er Recueil de pièces, petits airs, brunettes, menuets, etc. avec des doubles et variations, accomodé pour les flûtes traversières, violons, par-dessus de viole &c. Paris, 1741. (Réf. 5971)

- 2ème Recueil de pièces, petits airs, brunettes, menuets, etc. avec des doubles et variations, accomodé pour les flûtes traversières, violons, par-dessus de viole &c.. Paris, 1744. (Réf. 5972)

- 3ème Recueil de pièces, petits airs, brunettes, menuets, etc. avec des doubles et variations, accomodé pour les flûtes traversières, violons, par-dessus de viole &c.. Paris, 1757. (Réf. 5973)

Les trois recueils de pièces à deux instruments égaux de Michel Blavet présentent un très grand intérêt pédagogique. A la qualité indéniable des transcriptions, s’ajoute l’intérêt musical de la plupart des œuvres. Le fait d’être exécuté par deux instruments égaux permet l’utilisation des trois recueils dans toutes les classes d’instruments à vent ou à cordes avec archet, sans exiger la présence d’un continuo.

Partition de musique classique - Blavet - 2ème recueil de pièces, petits airs, brunettes, menuets , etc... - Flûte traversière
Extrait de « Les Niais de Sologne »

 

Partition de musique classique - Blavet - 2ème recueil de pièces, petits airs, brunettes, menuets , etc... - Flûte traversière
Extrait de « Pièce d’Handel »

postheadericon MARAIS Marin (1656-1728)

Partition de musique classique - Marais - La gamme et autres morceaux de simphonie pour le violon, la viole et le clavecin (ad libitum) - Violon ClavecinMARAIS Marin (1656-1728)

Marin Marais fut baptisé à Saint-Médard, le jour même de sa naissance, le 31 mai 1656.

Il fut enfant de chœur à la maîtrise de Saint-Germain l’Auxerrois (1667), et il y rencontra Michel-Richard Delalande, également enfant de chœur. Il quitte la maîtrise en 1672 et travaille la viole auprès de Monsieur de Sainte-Colombe. A l’âge de 19 ans, il entre dans l’orchestre de l’Opéra de Paris. Il obtint le brevet de « joueur de viole de la Chambre du Roy » en 1679.

Le 20 août 1686, il achève l’impression de son Premier livre de viole, dédié à Jean-Baptiste Lully : la dédicace indique qu’il fut son élève.

A l’occasion du service d’action de grâces dans l’église des Pères de l’Oratoire de la rue Saint-Honoré, il compose deux motets : C’est « Monsieur Marais, ordinaire de la chambre du Roy, qui a conduit cette action avec tout le succès imaginable. Il y avait deux cents cinquante musiciens ou joueurs d’instruments » (04.1701). Vers 1704, il devient « batteur de mesure » (chef d’orchestre) à l’Opéra, en remplacement de Campra.

Le 14 novembre 1709, il joue à Versailles pour l’Electeur de Bavière. Le marquis de Sourches rapporte : « Le soir, on lui fit entendre Marais, ce célèbre joueur de viole, et il y prit un plaisir extrême ; car, comme il en jouait fort bien lui-même, il connut mieux qu’un autre toute la science et la délicatesse du jeu de Marais, ce qui lui donna envie de l’entendre encore après le souper ».

Titon du Tillet : « Marais trois ou quatre ans avant sa mort s’était retiré dans une maison, rue de l’Oursine, faubourg Saint-Marceau, où il cultivait les plantes et les fleurs de son jardin. Il louait cependant une salle rue du battoir, quartier Saint-André des Arcs, où il donnait deux ou trois fois la semaine des leçons aux personnes qui voulaient se perfectionner dans la viole. »

Marin Marais meurt à Paris le 15 août 1728.

- Pièces à une et à deux violes. Paris, 1686. (Réf. 5829)
  Basses continues des pièces à une et à deux violes. Paris, 1689.

Le premier livre offre surtout des danses et quelques préludes, fantaisies, rondeaux, un tombeau, une paysanne, toutes formes ordinaires de la suite française. Il présente pour débuter, une série importante de pièces en ré mineur, qui ne constituent pas une suite, mais un ensemble d’où l’on peut extraire une ou plusieurs suites différentes.

Partition de musique classique - Marais - Pièces à une et deux violes Livre I - Viole

Extrait du "Tombeau de Mr Meliton"

Préface de Philippe Lescat : biographie de Marin Marais. Préface de Jean Saint-Arroman : l’évolution de Marin Marais à travers l’œuvre pour viole.

- Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole. Paris, 1692. (Réf. 5638)

Préface de Jean Saint-Arroman : l’agrémentation des Pièces en trio. Mis à part le « port de voix et pincé », cette agrémentation est assez complète. Elle est très représentative de l’agrémentation classique française.

Préface de Philippe Lescat : catalogue de l’œuvre de Marin Marais.

Partition de musique classique - Marais - Pièces en trio pour les flûtes, violon et dessus de viole - Flûte traversière Flûte à bec Violon Hautbois Viole
Extrait de « La Désolée »

 

- Pièces de viole (deuxième livre). Paris, 1701. (Réf. 2077)

Le second livre commence par une série importante de pièces en ré mineur, et comprenant, entre autres danses, six menuets et quatre gigues. Les quatre dernières tonalités présentent des suites normales.

Partition de musique classique - Marais - Pièces de viole, deuxième livre - Basse continue du deuxième livre - Viole de gambe
Extrait du « Prélude »

 

Préface de Jean Saint-Arroman et Philippe Lescat : les titres.

- Pièces de viole (troisième livre). Paris, 1711. (Réf. 5372)

On notera quelques titres.
Charivari : Bruit confus que font les gens du peuple avec des poëles, des bassins & des chaudrons, pour faire injure à quelqu’un.
Moulinet : Se dit d’un certain jeu d’escrime. Les Dames appellent aussi Moulinet un petit ornement de soie ou de ruban.
Saillie du Café : Introduit en France vers 1643, son usage se répandit à Paris à partir de 1669.

Partition de musique classique - Marais - Pièces de viole et basse continue du troisième livre - Viole
Extrait de « Charivary »

 

 Préface de Jean Saint-Arroman et Philippe Lescat : les titres.

- Pièces à une et à trois violes (quatrième livre). Paris, 1717. (Réf. 5637)

L’agréable - L’Amériquaine - L’arabesque - L’asmatique - Le badinage - Le basque - Le bijou - La biscayenne - La bizare - Boutade - Le bout’entrain - La petite brillante - Caprice - Enfantine - L’espagnol – La familière - La favorite - Feste champêtre - La Fleselle - La Fougade - Le gracieux - La gracieuse - La Guinebault - Le labyrinthe - La matelotte - La mignonne - La minaudière - Paÿsan - Petite paÿsanne - La piquane - La provençale - La rêveuse - La sauterelle - La sautillante - La singulière - La superbe - Tartare - La Tartarine - Le tourbillon - La tourneuse - L’uniforme.

Partition de musique classique - Marais - Pièces à une et à trois violes Quatrième livre - Viole
Extrait de « La Rêveuse »

 

Préface de Jean Saint-Arroman et Philippe Lescat : les titres.

- La gamme et autres morceaux de simphonie. Paris, 1723. (Réf. 5875)

La gamme
Cette pièce est divisée en plusieurs parties, chacune d’elles débutant par un degré de la gamme d’Ut, d’abord en montant, puis en descendant.

Sonate, à la Marésienne
Sous cette formulation culinaire, Marin Marais présente une sonate assez longue par rapport à celles de ses contemporains français. L’instrumentation est signalée dans l’Avertissement : Flûte et basse continue – violon et basse continue.

Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris
C’est un « carillon », comme on en écrivit beaucoup l’époque. Il se signale par sa longueur et la brièveté de cette sonnerie (trois notes). L’unité tonale n’est variée que par deux courtes parties en la mineur et Fa Majeur. Tout ceci confère à l’œuvre un caractère obsessionnel.

Partition de musique classique - Marais - La gamme et autres morceaux de simphonie - Viole Violon
Extrait de « Sonnerie »

 

Préface de Jean Saint-Arroman : Notation - Tempi et mesures - Agrémentation – La gamme - Sonate à la Marésienne - Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont.

- Pièces de viole (cinquième livre). Paris, 1725. (Réf. 2055)

L’édition conservée à la Bibliothèque Ingimbertine de Carpentras, certainement un premier tirage, présente « La Tableau de l’Opération de la Taille » (pages 101-102), sans le texte descriptif ajouté aux tirages ultérieurs. On pouvait fort bien regraver ou corriger quelques passages sur les planches d’étain. Ceci explique le texte ajouté sur la musique (à la fin de la préface), sans que celle-ci subisse la moindre modification.

Partition de musique classique - Marais - Pièces de viole et Basse continue du cinquième livre - Viole

 

Préface de Jean Saint-Arroman et Philippe Lescat : les titres.

postheadericon BRANCHE Charles-Antoine (1722-ca 1779)

Partition de musique classique - Branche - Premier livre de sonates à violon seul et basse - violon - basseBRANCHE Charles-Antoine (1722-ca 1779)

Charles-Antoine Branche est né en 1722 à Vernon.

En 1748, il est premier violon de la Comédie-Française, où il recrute et dirige les musiciens, compose la musique nécessaire aux représentations.

En 1748, il publie son premier livre de sonates.

Il démissionne en 1765 et engage un procès contre la Comédie Française.

Sa date exacte de mort est inconnue.

- Premier livre de sonates à violon seul et basse. Paris, 1748. (Réf. 2664)

Ces douze sonates pour violon et basse continue, souvent d’une rare difficulté, sont une des pièces maîtresses du violon français.

Partition de musique classique - Branche Charles-Antoine : Premier livre de sonates à violon seul et basse

Préface de Jean Saint-Arroman : Notation générale – phrasés – agrémentation -tempi.

postheadericon NIVERS Guillaume-Gabriel (c.1632-1714)

Partition de musique classique - Nivers - Livre d'orgue des 8 tons de l'église - OrgueNIVERS Guillaume-Gabriel (c.1632-1714)

Nivers est né à Paris. Il fut nommé organiste à l’orgue de Saint-Sulpice vers 1651 et reçu maître ès arts à l’université de Paris en 1661 (Etudes de philosophie, rhétorique, poésie, grammaires grecque et latine).

Organiste du Roi en 1678. Maître de musique de la Reine en 1681.

Il est nommé premier organiste et maître de chant de la Maison Royale Saint-Louis de Saint-Cyr (1686).

Il meurt le 13 novembre 1714 à Paris.

Nivers laisse une fortune importante (200 000 livres et des terres), preuve de sa réussite.

- Livre d’orgue [1er] contenant cent pièces de tous les tons de l’église. Paris (1665).

Extrait de la très importante préface de Nivers :

Partitions de musique classique - Nivers Guillaume-Gabriel : Livre d'orgue contenant 100 pièces - Livre 1Partition de musique classique - Nivers Guillaume-Gabriel : Livre d'orgue contenant 100 pièces - Livre 1

 Préface de Jean-Saint-Arroman : l’utilisation du 1. Livre de nivers pour le Magnificat.

Préface de Philippe Lescat : biographie de Nivers

- 2. Livre d’orgue contenant la messe et les hymnes de l’église. Paris (1667).

Ce livre d’orgue est unique dans la littérature française : c’est à la fois un ouvrage de style pré-classique, donc relativement rare dans le répertoire de cet instrument, une œuvre de grande qualité d’écriture et d’inspiration, un ouvrage pédagogique de première importance. Les pièces d’orgue sont toutes destinées à être alternées à l’intérieur d’un office, avec des œuvres de plain-chant précises. Les pièces sont courtes et permettent donc à l’élève de concentrer ses efforts sur le moindre détail.

Préface de Jean-Saint-Arroman : l’utilisation du plain-chant.

Préface de Philippe Lescat : catalogue de l’œuvre de Nivers.

- 3. Livre d’orgue des huit tons de l’église. Paris (1675). (Réf. 2885)

Préface de Jean Saint-Arroman : Les registrations de Nivers.

Préface de Philippe Lescat : Les orgues jouées par Nivers.

- Motets à voix seule accompagnée de la basse continue. Paris (1683). (Réf. 3289)

Si ces motets sont essentiels pour la compréhension de l’agrémentation de Nivers, ce n’est certes pas à cause de la préface, mais parce qu’une grande partie de l’agrémentation étant écrite en notes réelles, nous pouvons comprendre la manière d’exécuter ces agréments.

Préface de Jean Saint-Arroman : l’agrémentation de Nivers. Motets de Nivers transcrits par Clérambault.

Préface de Philippe Lescat : les motets dans offices à Saint-Cyr.

postheadericon BALBASTRE Claude (1727-1799)

Partition de musique classique - Balbastre - Recueil de Noël formant quatre suites avec des variations pour le clavecin et le forte piano - Clavecin Piano OrgueBALBASTRE Claude (1727-1799)

Né à Dijon, Claude Balbastre se perfectionna à Paris auprès de Jean-Philippe Rameau et Pierre Février.

Il fut organiste du Concert Spirituel (1755), de Saint-Roch (1756) et de Notre-Dame-de-Paris (1760). Ses improvisations le rendirent célèbre.

Durant la Révolution, il fut chargé de la préservation des orgues de Paris (1795).

- Recueil de Noëls formant quatre suites avec des variations pour le clavecin et le forte piano. Paris, (s.d. = 1770). (Réf. 1274)

En France, les noëls pour instruments sont joués pendant le temps de l’Avant et, bien sûr, à Noël, à la messe de minuit et aux messes du jour. Ces noëls pouvaient être également joués au Concert Spirituel la veille et le jour de Noël. A la fin du XVIIIe siècle, les organistes délaissent les thèmes les plus populaires, pour rechercher des noëls étrangers moins connus.

Les organistes seront bien inspirés de faire chanter quelques couplets d’un Noël, avant d’en exécuter les variations. Ceci leur donne un tout autre sens. Voyez :

- Chants de Noëls anciens et nouveaux de la grande bible. Notez avec des basses. Paris, 1703. (Réf. 5425)

« A la venue de Noël » :

Partition de musique classique - Ballard - Chants des noëls anciens et modernes - Voix

   

 

Partition de musique classique - Ballard - Chants des noëls anciens et modernes - Voix

 

- Pièces de clavecin – Premier livre. Paris, 1759. (Réf. 50149)

Collection “Facsimusic”.

Dédicace  « A Madame de Caze, trésorière générale des Postes, et relais de France et fermière générale ». « Chez l’Auteur, Place Vendome chez M de Caze Fermier général ».

Suzanne Félix Lescarmotier épousa en 1747 Anne Robert de Caze ; ce dernier se signala par de folles dépenses en vue d’enrichir ses collections de manuscrits, de livres rares et de tulipes. Son portrait figure aussi dans le second livre de clavecin de Duphly (1748).

Partition de musique classique - Balbastre - Pièces de clavecin - Premier livre - 1759 - Clavecin

postheadericon JACQUET DE LA GUERRE Elisabeth (1665-1729)

Partition de musique classique - Jacquet de la Guerre - Quatre sonates en trio - Violon - Basse continueJACQUET DE LA GUERRE Elisabeth (1665-1729)

1665 : Baptême d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

En 1670, elle joue devant Louis XIV qui l’encourage à cultiver le merveilleux talent que lui avait donné la nature.

23 septembre 1687 : Mariage avec l’organiste de Saint-Séverin, Marin de La Guerre.

1694 : Représentation de « Céphale et Procris » à l’Opéra.

Elle s’installe dans l’île Saint-Louis en 1704.

Décède à Paris en 1729. Elle possédait trois clavecins.

- Sonates pour violon et basse continue. Paris, 1707. (Réf. 5633)

« Les Connoisseurs y trouvent de la tendresse, beaucoup de feu, une belle harmonie, un très-heureux naturel » (Journal des savants).

Présentation par Catherine Cessac, spécialiste d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

Partition de musique classique - Jacquet de la Guerre Elisabeth - Sonates pour violon et basse continue - Violon basse continue

- Les pièces de clavecin. Paris, 1687. (Réf. 5396)

La préface de Jean Saint-Arroman analyse l’ornementation dans l’œuvre d’Elisabeth Jacquet de la Guerre : tremblement, pincé, doublé, coulés et ports-de-voix, ports-de-voix et coulés doubles, tierce coulée, coulé par intervalle, chute, accents.

Partition de musique classique - Jacquet de la Guerre Elisabeth - Les pièces de clavecin - Clavecin

- Pièces de clavecin qui peuvent se jouer sur le violon. Paris, 1707. (Réf. 5769)

Ces pièces constitueraient le premier exemple connu de musique de clavecin accompagnée, genre promis à un brillant avenir pendant tout le XVIIIe siècle.

Présentation par Catherine Cessac, spécialiste d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

- Quatre sonates en trio. Paris, ca 1695. (Réf. 5915)

Sébastien de Brossard : « Partitions de quatre sonates manuscriptes a 2 violons, une basse de violle, ou de violon ou un basson quelques fois necessaires et une basse continüe de la composition de la celebre Mlle Jacquet et depuis son mariage avec un des plus fameux organistes de Paris, nommée Mlle de Laguerre. Elle me fit la grace de m’en prester les originaux l’an 1695 pour les faire copier. Elles sont delicieuses (…) ».

Présentation par Catherine Cessac, spécialiste d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

- Cantates françaises sur des sujets tirés de l’écriture. Livre I. Paris, 1708. (Réf. 5391)

Esther - Le passage de la mer rouge - Jacob et Rachel - Jonas - Suzanne et les vieillards - Judith.

- Cantates françaises sur des sujets tirés de l’écriture. Livre II. Paris, 1711. (Réf. 5392)

Adam - Le temple rebasti - Le déluge - Joseph - Jephté - Samson.

- Cantates françaises. Livre III. Paris, ca 1715. (Réf. 5632)

Semelé - L’Ile de Delos - Le sommeil d’Ulisse - La raccommodement comique.

Préface de Philippe Lescat : catalogue de l’œuvre d’Elisabeth Jacquet de la Guerre.

Préface de Jean Saint-Arroman : l’interprétation du récitatif.

Partition de musique classique - Jacquet de la Guerre Elisabeth - Cantates françaises - Livre III - Voix violon flûte traversière hautbois

postheadericon GUILLEMAIN Louis Gabriel (1705-1770)

Partition de musique classique - Guillemain - Six sonates en quatuor 1743 - Flûte traversière Viole de gambe Violon

GUILLEMAIN Louis Gabriel (1705-1770)

« Voyant qu’il avait de la disposition pour le violon, (le comte de Rochechouart) l’avait fait apprendre. Il a beaucoup travaillé ; il a été en Italie, où il a joué avec Somis ».

Symphoniste à l’Opéra de Lyon (1729), puis premier violon à l’Académie de musique de Dijon. Vers 1737, il fut reçu « musicien de la Chapelle et de la Chambre du Roy ». En 1747 il était dessus de violon dans l’orchestre du théâtre des Petits-Cabinets.

Criblé de dettes, « la tête dérangée », sans doute alcoolique, il se suicide de 14 coups de couteau à Chaville (1.X.1770).

« C’est peut-être le violon le plus rapide, et le plus extraordinaire qui se puisse entendre. Sa main est pétillante, il n’y a point de difficultés qui puissent l’arrêter.» (P.L. d’Aquin de Château Lyon).

- Amusement pour le violon seul, avec douze caprices. Paris (1712). (Ref.1003)

Les douze caprices pour violon seul, d’une rare difficulté, sont à la fois une des pièces maîtresses du violon français, et une préfiguration des Caprices de Paganini.
Préfaces : biographie – arpeggi

- Premier livre de sonates à violon seul avec la basse continue. Paris (c.1740). (Ref.1011)

Le fac-similé reproduit la seconde édition, revue et corrigée par le compositeur.

Partition de musique classique - Guillemain Louis-Gabriel - Premier livre de sonates à violon seul avec la basse continue - Violon

- VI sonates à deux violons sans basse. Œuvre IV. Paris (1739). (Ref.5771)

- IIe livre de sonates à deux violons sans basse, ou deux flûtes traversières. Œuvre V. Paris, 1739. (Ref.5819)

Une grande partie du répertoire pour deux instruments était à la portée des amateurs. Ce répertoire leur était précieux, ne nécessitant pas la présence d’un clavier et d’une basse d’archet. L’opus IV est très difficile – l’opus V est à la portée des amateurs.

- Six sonates en quatuors ou conversations galantes et amusantes (flûte, violon, basse de viole, basse continue). Œuvre XII. Paris, (1743). (Ref.5818)

    Partition de musique classique - Guillemain - Six sonates en quatuors - Flûte traversière Viole de gambe Violon

Cette oeuvre se distingue par sa délicatesse, l’équilibre très soigné entre les instruments, la synthèse des goûts italiens et français. Son titre « Conversations galantes et amusantes » est parfaitement justifié par le jeu des motifs passant sans cesse d’un instrument à l’autre. Rien n’est forcé : ni les tempi modérés, ni l’agrémentation discrète, ni l’écriture parfait, mais légère.

Auteurs des préfaces : Philippe Lescat – Jean Saint-Arroman – Etudiants du Cefedem.

Préfaces : biographie, catalogue des œuvres de Guillemain, terminologie, agrémentation, Concert Spirituel, sonates pour 2 violons sans basse publiées en France.

postheadericon JANSON Jean-Baptiste (1742-1803)

Partition de musique classique - Janson - Six sonates à violoncelle et basse oeuvre 1re - VioloncelleJANSON Jean-Baptiste (1742-1803)

Au Concert Spirituel de Paris, Janson, âgé de 13 ans, joua une sonate de violoncelle, les 23, 25 et 29 mars 1755 !

A l’âge de 22 ans, il fut attaché à la musique du Prince de Conti. Le salon du Prince de Conti comprenait orchestre, chœur et solistes.

1766-1767 : Voyage en Italie. Il accompagne le prince héréditaire de Brunswick. Durant ce séjour italien, il semble avoir amélioré sa technique. Mercure de France, septembre 1767 : « Tout le monde avoue qu’on ne peut réunir plus heureusement la beauté, la pureté du son, la sûreté du toucher, et le charme de l’expression la plus sensible. »

c.1783 : Selon Fétis, il voyage en Allemagne où il se rend à Hambourg, puis va au Danemark, en Suède et en Pologne.

En 1795, il fut nommé professeur de violoncelle au Conservatoire.

Le 22 septembre 1809, il décède rue Bergère, près du Conservatoire.

- Six sonates à violoncelle et basse. Œuvre Ie. Paris (s.d. = 1765). (Réf. 2249)

Cet opus I est une œuvre de jeunesse : l’auteur était âgé de 23 ans. Aucune nuance n’est indiquée par Janson.

Le compositeur termine plusieurs fois un mouvement, ou ne première partie de mouvement, par la même formule. Sur le point d’orgue, l’interprète peut ajouter un trait.

Partition de musique classique - Janson - Six sonates à violoncelle et basse oeuvre 1re - Violoncelle

Préface : Catalogue de l’œuvre de Jean-Baptiste Janson par Philippe Lescat.

Lecture de la partition (notation, mesures, agrémentation, phrasés) par Jean Saint-Arroman.

- Six sonates pour le violoncelle et basse. Œuvre IVe. Paris (s.d. = 1774). (Réf.5787) 

    Partition de musique classique - Janson - Six sonates pour le violoncelle et basse Oeuvre IVe - Violoncelle

Les magnifiques « adagios » sont des modèles d’ornementation de la fin du dix-huitième siècle.

Préface : Biographie par Philippe Lescat. Lecture de la partition par Jean Saint-Arroman.